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Taux d'ozone

L’air helvétique est-il aussi pur qu’on le prétend?

Si la qualité de l’air s’est améliorée depuis vingt ans, de récentes études scientifiques restent alarmistes: les particules fines, émises notamment par les moteurs diesel, seraient la cause de plusieurs milliers de décès prématurés chaque année en Suisse.

Les enfants figurent parmi les personnes les plus susceptibles de développer des maladies en lien avec la pollution. (Photo: iStock)

Les études sur la pollution de l’air se suivent et se ressemblent plus ou moins, amenant chacune son nuage de chiffres. La dernière en date, parue dans la revue Environmental Research Letters, parle de 5000 décès, qui seraient dus, chaque année en Europe, y compris en Suisse, aux moteurs diesel truqués. C’est plus que l’estimation de l’OFEV (Office fédéral de l’environnement) qui s’arrête à 3000 morts. Mais moins que l’hebdomadaire Nature, qui avance le chiffre de 38 000 décès prématurés...

Qui dit mieux? Et surtout comment calculer avec certitude le nombre de morts imputables à la seule pollution atmosphérique, quand on sait que les causes sont souvent multifactorielles?

Une chose est sûre: Berne multiplie les ordonnances pour tenter de réduire les émissions de particules fines. Mais l’application des mesures revient aux cantons, qui empoignent le problème volatile avec une assiduité variable, même si la qualité de l’air ne s’arrête pas aux frontières... N’empêche: en comparaison internationale, même si l’air helvétique n’est pas totalement pur – surtout lors du smog hivernal –, il reste d’une qualité enviable, moins chargé en NOx (oxydes d’azote) que la plupart des Etats occidentaux. [Lire la suite]

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