Préciser la météo

Un nouveau modèle pour la formation des avalanches

À l’origine de toute avalanche de plaque, il faut une couche fragile, interface du manteau neigeux dans laquelle les cristaux de neige sont mal liés les uns aux autres. À partir d’un endroit particulièrement fragile, une surcharge locale – par exemple le passage d’un skieur – peut mettre en route toute une série de processus de rupture, qui se terminent par un départ d’avalanche.

Avalanche de plaque. Foto: Jürg Schweizer, SLF

Localement, quelques liaisons commencent à se rompre entre les cristaux de glace, puis le phénomène s’accélère. Lorsque la zone endommagée est suffisamment étendue – les scientifiques parlent d’une longueur de rupture critique – la rupture commence à se propager subitement et très rapidement le long de la couche fragile sous la plaque de neige à travers tout le versant, comme par effet domino. En quelques secondes, de grandes surfaces du manteau neigeux peuvent se détacher sous forme d’avalanche de plaque.

Depuis longtemps les nivologues essaient de représenter par des modèles physiques ce type de processus pour permettre une meilleure prévision des avalanches. Les premiers modèles décrivaient une rupture en cisaillement, sans tenir compte des caractéristiques de la couche fragile. Un modèle suivant a remis au premier plan l’effondrement de la couche fragile, ce qui a permis de mieux expliquer le déclenchement à distance d’avalanches sur terrain peu pentu.[lire la suite]